Assises de Poitiers 2011

Toi qui aimes la vie

Dépêchez-vous il reste encore des places



Petits récits de vie

 

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Pour célébrer le 70° anniversaire du mouvement, chacun d'entre nos a été invité à faire un petit récit de son parcours en ACI et des répercussions sur sa vie, sur sa foi. Nous avons déjà reçu près d'une centaine de textes. Nous vous en présentons ici un florilège pour partager un peu de ce que nous y avons découvert comme richesse, mais aussi pour vous donner envie de vous y mettre. Il n'y a pas de date limite pour le faire…

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Sommaire - Cliquer sur chacune des questions pour accéder au contenu

 

 

 

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Pour quelles raisons initiales avez-vous rejoint une équipe d’ACI ?


  • « L’ACI, cela a commencé : Par l’accueil dans une ville où je venais rejoindre mon mari et où je ne connaissais pas grand monde. Par la relecture de mes engagements auprès d’enfants ou pour les droits de l’homme et comment je m’y sentais, moi, en lien avec ce que je croyais. Par l’écoute de mes questions sur une vie de couple que je commençais à construire, sur les enfants qui ne venaient pas et la bataille pour accueillir des enfants venus d’ailleurs. » (Bernadette)

 

  • « Des voisins sont arrivés dans notre quartier. Nos enfants fréquentaient la même école (catholique), nous avons onfronté nos points de vue, y compris théologiques. Ils m’ont proposé de les rejoindre à l’ACI. C’est cette curiosité, cette recherche spirituelle dont j’avais besoin qui m’attirait. J’avais une foi profonde mais en friche. » (Charline T)

 

  • « Bien préparée à proclamer ma profession de foi, je suis ‘marquée par l'Esprit’ dans le sacrement de confirmation. C'est pour moi l'engagement de ma vie dans la foi et donc en Église. C'est pour moi l'événement fondateur. » (Colette)

 

  • « Je connaissais l’ACI de nom, sans plus. Dans ma paroisse, un des prêtres a pensé que je pouvais être utile, notamment en raison de ma profession, dans une des équipes locales. J’ai vite été intéressé et j’ai milité activement dans une équipe, puis à l’équipe diocésaine. J’ai même été l’un des deux représentants de l’ACI au Conseil Episcopal élargi. » (Pierre)

 

  • « Jeune mariée, je suis tentée par l’ACI pour conjuguer Foi et Vie, avec le Christ. Marie Louise Monnet en a eu l’intuition quelques années avant. » (Françoise P)

 

  • « Depuis notre mariage, rapidement impliqués dans le monde professionnel et associatif, nous nous sommes intéressés -incités en cela par quelques militants chrétiens- à la démarche de l’Action Catholique, d’abord en ACO ». (XXX)
  • « Je suis informée, qu'une équipe A.C.I. cherche à se former. Autrefois en JICF, j'ai vécu quelques belles récollections, je connais donc bien le mouvement, et je m'y intéresse. » (Claudine L)

 

  • « Nous participions au relais, fin Mai/Juin, qui réunit les groupes ACI en place, et ouvre cette rencontre au plus grand nombre. Cette réunion dans les jardins de l'église nous a rapprochés du mouvement par Cécile. Lors d’une réunion sur le thème du travail chez Cécile, nous avons rencontré Bernard et Colette, puis Emmanuel et Monique, puis des jeunes parents notamment Muriel, Marie Véronique, Alexandre et Marina. » (Equipe de jeunes femmes)

 

 

Quelles enquêtes quels événements de la société ou de votre vie, quelles médiations,quelles personnes .... ont marqué votre route en ACI et votre vie ?Quelles incidences, quelles transformations cela a-t-il eu dans votre sphère professionnelle, familiale, politique, associative, en Eglise … ?

 


  • « Ces 15 années ont été riches de rencontres, de travail en commun et de partage avec des personnalités remarquables. » (Equipe jeunes femmes)

 

  • « Licencié d’une grande maison de champagne, mon mari a connu le chômage. Cela a touché en profondeur notre foyer. Je crois que c’est à ce moment là où j’ai eu le plus besoin de l’ACI et de son parti-pris d’espérance. C’est avec beaucoup de courage que mon mari s’est construit un temps partagé entre différentes activités pour rebondir professionnellement. » (Louise D)

 

  • « Vatican II a été une bouffée d'oxygène. En 1965, en équipe, nous avons étudié les textes conciliaires. Je ne connaissais l'Église que par ses rites … bien loin de moi l'idée du rapport Église / Monde. J'ai compris, de l'intérieur, que Dieu aime les hommes. En fait, j'ai découvert que l'Église s'intéresse à la vie des hommes, qu'elle est ouverte à leurs questions. » (Francine A)

 

  • « Monitrice d’enseignement ménager, j’ai demandé à mon aumônier comment faire auprès de mes jeunes élèves, si loin de moi. Il m’a répondu: " Ne leur parlez pas de Dieu, ce n’est pas votre rôle. Mettez-les debout, c’est ce qui compte ". J’ai compris que mon véritable apostolat serait de réaliser de mon mieux mon travail professionnel ordinaire, celui que la vie, c'est-à-dire le Seigneur, m’avait proposé. » (Elisabeth C)

  • « L'A.C.I. m'a fait prendre conscience de mon appartenance à un groupe auquel sont dues mes réactions, mes manières d'être. Cela est très déculpabilisant. Je fais partie d'un groupe humain précis qui a ses qualités - dont on peut parfois s'émerveiller - et ses défauts qui sont à purifier. Je partage les unes et les autres. J'ai aussi découvert l'aspect collectif de ma vie dans les choix les plus simples du quotidien. La question du pourquoi et des répercussions, je me la pose et essaie que mes amis se la posent. » (Evelyne E)

 

  • « Les enquêtes brassant nos mentalités, nos habitudes, nos certitudes, j’ai appris à regarder vers d’autres, différents. Ce fut important d’apprendre à mieux se reconnaitre : classes moyennes multiples, monde ouvrier, monde rural. L’évangile m’a dérangée, bousculée souvent. Entre autre, la " militante " s’est mobilisée pour signer une Convention Collective pour les personnels de maison avec les syndicats de salariés. » (Françoise P)

 

  • « Dans le partage de nos drames, de nos souffrances (décès, séparation, chômage, ...), la prière de nos amis nous a épaulé et conforté et ouvert les yeux sur la dureté de la société et l'âpreté de la vie. Le partage de leur expérience vécue nous a fait réfléchir aux innombrables questionnements, que seuls nous aurions évités. » (Anne Marie T)

  • « A la retraite, je me suis engagé plus encore dans l’action caritative et humanitaire. Engagé sur le plan politique, mes contacts et mes échanges en ACI ont contribué également à modeler mes positions, les rendant plus souples, moins abruptes. Dans ma sphère professionnelle, j’ai pu parvenir à une plus grande compréhension des problèmes rencontrés par les autres, recevoir leur interpellation qui a souvent bousculé mes certitudes. » (Pierre)

 

  • « L’enquête sur l’habitat m’a fait découvrir combien " la peur de l’autre " pour des gens de nos milieux engendrait des refus de voir se construire des logements sociaux dans ma ville. Avec d’autres et plusieurs associations, nous avons cherché à faire bouger les esprits. J’ai découvert ainsi la possibilité d’agir collectivement, avec d’autres, pour faire évoluer les problèmes de société. » (Elisabeth C)

 

 

Que pouvez-vous dire de votre mode de vie en ACI ? Correspond-il à vos attentes ?


  • « Nous avons rejoint l'ACI après avoir ressenti le besoin de réfléchir, de discuter, d'être réconforté sur des textes de méditation. Nous y sommes restés parce que, avec les amis qui nous y ont introduits ou accompagnés, nous avons découvert d'autres façons " d'être d’Eglise ". » (Anne Marie T)

 

  • « Je ne vois pas d’autres endroits où j’aurais pu aborder, réfléchir et approfondir ce qui me constitue tant affectivement, moralement, que religieusement. » (Agnès B)

 

  • « Cet outil qu’est l’ACI répond et s’adapte à tous les âges. A 24 ans, mariage, démarrage, vie conjugale. Ensuite les naissances, les choix de vie, la profession, les problèmes de société, les engagements successifs, associatifs, politiques, la retraite, tout était révisé en ACI. Je n’ai pas souvenance qu’un secteur de ma vie soit resté dans l’ombre. Et puis, cette nourriture spirituelle … les textes lus, médités et priés par chacun m’apportent cette eau vive qui me fait repartir " autrement ". La parole de Dieu me vient aussi par les autres membres de l’équipe : prêtre et laïcs… » (Elise)

 

  • « Il me semble que grâce au soutien de la méditation et de la réflexion en ACI, il m’a été possible de vivre l’aspect minoritaire de ma vie de chrétien dans mon environnement professionnel sans avoir l’impression de jouer à la citadelle assiégée. Au contraire, à plusieurs reprises, attitudes et convictions accrochées à l’Evangile ont été reconnues et admises. » (Christophe)

 

  • « Nous avons fait, c'est vrai, de notre équipe un cocon amical, avec l'hésitation parfois, à ouvrir le groupe à d'autres qui pourraient par la suite former équipe, à accueillir des personnes, des idées dérangeantes. » (Anne Marie T)

 

  • « Parfois, nos engagements en ACI deviennent insupportables ! Il nous est arrivé d'avoir 3 réunions d'ACI dans la même semaine (et tous les comptes-rendus et toute la diplomatie à développer…) Mais quel réseau, quels liens créés et tissés à travers le Diocèse. Nos enfants s'amusent, mais s'agacent aussi de ces engagements, mais c'est notre conception de la Foi. L'important dans l'église, c'est la porte, car elle ouvre sur l'extérieur ! » (Florence et Patrick K)

 

Que diriez-vous de votre foi aujourd’hui, votre « credo » ?

 

 

  • « Après toutes ces années dans un mouvement que j'estime, dont j'éprouve le besoin... je devrais être " une sainte femme "... Mais, non : il y a toujours à transformer ! » (Francine R)

 

  • « L'ACI ne m'a pas convertie, elle m'a formée et m'a donné une foi adulte, personnelle, moins catéchétique.. » (Janine L)

  • « J’ai appris à écouter avec le cœur et le regard du Christ (j’ai encore des ratés bien sûr, c’est pour cela que je continue …). J’apprends comment la relation humaine difficile parfois au départ peut s’apaiser pour voir en l’autre ce que le Christ y a mis. » (Bernadette)

  • « La Méditation, soutenue et régulière, n'est pas intellectuelle, mais incarnée. Elle m'a libérée, notamment de toute une éducation religieuse étriquée et faite de rites. Je me sens libre dans l'Église, j'y suis chez moi, ce qui me pousse d'ailleurs à désirer la voir évoluer, sortir d'un certain discours, liturgique par exemple, incompréhensible pour les jeunes d'aujourd'hui souvent à peine catéchisés. Je sais de quoi je parle : plusieurs de nos petits-enfants sont dans ce cas. » « Mon expérience et ma pratique en ACI m’ont permis de vivre la culture de l’écoute de l’autre, du dialogue, de l’échange avec d’autres parfois différents de moi. Cela m’a conduit à signifier et à témoigner des réalités de la vie, au sein d’une Eglise devenue aujourd’hui moins présente et moins visible aux yeux du monde. J’y ai pris goût à dialoguer, à chercher, à me former ; par opposition à l’image d’une Eglise plus " focalisée " autour d’une liturgie " grandiose " et " dorée ", dans laquelle un public de plus en plus clairsemé semble venir " écouter " et " consommer " l’homélie du prêtre ou la catéchèse de l’évêque. »

 

  • « L’ACI nous rapproche de Dieu, du Christ venu parmi les hommes. Elle nous rappelle sa présence dans nos lieux de vie. Dans notre vie de tous les jours, elle m’aide à avoir une attitude responsable, tournée vers les autres. Elle m’aide aussi à mieux reconnaître les signes de la présence de Dieu parmi nous. » (François)

 

  • « Il me paraît difficile de faire l’économie d’un travail permanent de recherche pour étayer et approfondir sa vision et pour travailler sur les choix de vie compliqués qui sont devenus notre lot commun à tous. » (XXX)

 

L’ ACI est elle aujourd’hui une proposition pertinente et adaptée, pour les personnes qui cherchent un sens à leur vie ? Pourriez-vous la proposer à vos enfants, à vos proches ?

 

 

  • « Depuis 1976, j’ai négligé de suivre l’action de l’ACI. J’ignore où elle en est maintenant. » (Pierre)

 

  • « Le Mouvement a bougé, évolué. Les structures sont moins rigides : il n'est plus nécessaire d'être " bon chrétien " pour être invité à faire un bout de chemin, le temps d'une soirée ou d'un week-end. L'ACI a de plus en plus le souci de ceux qui restent en marge de l'Eglise. Elle a faite sienne la conversion de l'Eglise : voir l'œuvre de l'Esprit chez tout homme, croyant ou soi-disant incroyant. Elle a aussi gagné en exigence et en vérité. Il était un temps où on ne parlait pas de soi. Maintenant nous nous impliquons chacun, chacune, personnellement mais jamais seul, toujours en lien avec ceux que nous côtoyons. » (Evelyne E)

 

  • « L’ACI est un mouvement moderne, bien dans son temps, dans l’actualité. C’est une proposition simple et abordable, basée sur les faits de vie vécus personnellement (et non sur des généralités ou sur des événements vécus par d’autres). Elle est basée sur la confiance partagée, il nous appartient aussi de nous découvrir pour que l’échange soit fructueux. » (François)

 

  • « L’ACI, c’est une chance pour donner du sens à ma vie ; chance que je souhaite partager avec d’autres et que j’ai envie de proposer quand je suis en face de gens qui amorcent des questions sur leur vie. C’est l’occasion de se remettre en question. (Bernadette)

 

  • « L’ACI, mouvement d’Eglise, nous semble toujours une proposition pertinente, pour vivre aujourd’hui. Elle est ancrée dans la vie, c’est un lieu d’amitié, un chemin d’humanité. C’est le seul lien qui me raccroche à un Dieu " éventuel " ; je suis dans le " faire " mais j’ai besoin de réfléchir… au-delà de cette action. » (Femmes de Dunkerque)

 

  • « L'ACI est pour nous source d'approfondissement personnel, nous pouvons et osons proposer le mouvement à des amis et des incroyants. Nous n'osons, ni ne pouvons la proposer à nos enfants, et c'est notre souffrance. » (Anne-Marie T)

 

  • « L'ACI est une proposition très exigeante qui ne plaît pas à tout le monde. C'est une difficulté pour beaucoup même dans nos équipes. Je constate combien il est difficile de s'écouter les uns les autres sans intervenir et surtout de faire les comptes rendus. L'appartenance à l'équipe se vit comme un lien Fraternel fort et enrichissant, mais l'appartenance au mouvement ACI n'est pas perçu par beaucoup. Peut-être que, à l'occasion du 70° anniversaire, quelques-uns se mobiliseront davantage. » (Annick)

 



 



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