Accompagner : une nécessité pour le territoire de Lille et un axe du mouvement — Action catholique des milieux indépendants (ACI)

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Accompagner : une nécessité pour le territoire de Lille et un axe du mouvement

L'accompagnement, en démarche synodale : être en chemin ensemble, présente un renouvellement de la complémentarité des vocations dans l’Église laïque en responsabilités par :
- la dimension fondamentale du baptême : annoncer l’Évangile
- la présence au milieu
- l'appartenance à l’Église
Retrouvez ici les réflexions sur l'accompagnement dans le territoire de Lille.

Accompagner les équipes : Une nécessité pour le Territoire de Lille et un axe du Mouvement


Comment épauler les accompagnateurs et comment accompagner les équipes qui n’ont pas ou plus d’accompagnateurs ? Voici la question que s’est posée le territoire de Lille et à laquelle il s’est efforcé d’apporter une réponse.

 

Quelle est l’importance des accompagnateurs en ACI ?


Il est peut-être nécessaire de rappeler l’importance des accompagnateurs pour l’ACI. Cela nous a été redit lors du Conseil national de mars dernier à Issy-les-Moulineaux : “L’accompagnement est constitutif du projet de l’action catholique des milieux indépendants. Il existe différentes formes d’accompagnement dans le mouvement : thème d’année, revue, enquête… Mais il existe une responsabilité spécifique et plus accrue concernant l’accompagnement des équipes. […] L’accompagnement permet de progresser dans l’écoute, le dialogue, l’aide mutuelle, la redécouverte de la dimension ecclésiale de l’ACI.” C’est pourquoi l’ACI a décidé de faire de l’accompagnement une des cinq grandes priorités d’action pour les quatre ans qui viennent (2024-2028).

Pourquoi une rencontre des accompagnateurs sur Lille ?


L’équipe de territoire de Lille avait, elle aussi, retenu comme priorité les accompagnateurs. Que leur proposer ?
Suite au Covid, les cellules de relecture, qui regroupaient chacune trois à quatre accompagnateurs, n’avaient pas repris. Le Territoire avait également le souci des 20 équipes non
accompagnées.

Comment s’est construit le projet ?


L’équipe de Territoire a d’abord pris le temps d’écouter quelques accompagnateurs.
Elle a ainsi entendu des manques, des besoins, des difficultés d’accompagnement, une grande solitude dans leur responsabilité, mais aussi bien des joies et des richesses !
D’où l’idée de proposer aux accompagnateurs un temps pour se retrouver, se poser, partager et se ressourcer.
L’originalité du projet, c’est d’avoir voulu que cette rencontre soit co-créatrice : chacun pourrait y aborder le sujet qu’il souhaite, exprimer ses préoccupations et ses besoins… On rechercherait ensuite ensemble des pistes d’action.
La rencontre a été préparée avec l’aide d’un professionnel de l’animation, selon le concept de l’intelligence collective : grâce à l’émulation du groupe et à la créativité de chacun, on trouve plus facilement des solutions innovantes à un problème parfois complexe.

Comment s’est déroulée la matinée de réflexion avec les accompagnateurs ?


Le 11 novembre dernier, après un temps d’accueil, la trentaine de participants a été répartie en petits groupes de quatre.
Chacun a été invité à réfléchir à ses besoins pour l’accompagnement de son équipe, et à les noter sur des post-it.
Les besoins exprimés ont ensuite été classés par thème. Sont ainsi apparues sept familles de besoins : l’animation, faire vivre des liens, la relecture, la formation, l’avenir du mouvement, la posture d’accompagnateur, la dimension spirituelle.
La deuxième phase consistait à élaborer des propositions d’actions aidantes.
À l’image des abeilles qui pollinisent, les petits groupes sont passés de table en table. Sur chacune était posé un panneau porteur d’une famille de besoins.
Avec l’appui d’un facilitateur, ce fut un temps pour échanger, suggérer des propositions d’action… avant d’aller à une autre table pour compléter ce qui avait été laissé par les précédents.
Dans la troisième phase, les facilitateurs ont restitué à haute voix ce qui avait été proposé à chaque table. Cela a permis de partager les fruits de la pollinisation et de mettre à jour les actions possibles. Des débuts de solutions voyaient le jour, chacun pouvant s’en emparer… mais aussi des futures pistes d’action pour l’équipe de territoire…
Enfin, deux ateliers d’échange de témoignages ont été vécus, l’un autour des postures et manières d’être de l’accompagnateur d’équipe, l’autre autour de l’accompagnement de la dimension spirituelle. La matinée s’est terminée de façon conviviale par un repas pris ensemble.

Que retirer de cette expérience ?


Les accompagnateurs laïcs, diacres et prêtres, ont été écoutés. Ils se sont sentis membres d’un même corps, et réinvestis dans une mission qui dépasse le périmètre de leur propre équipe.
L’équipe du territoire de Lille souhaite que cette rencontre ne reste pas un évènement ponctuel. Elle va continuer à avancer avec les accompagnateurs pour qu’ensemble, tous soient partenaires et apôtres dans la mission. Pour prendre soin des équipes non accompagnées, le Territoire est soutenu par les Délégués auprès de l’évêque pour les mouvements. Un outil issu de la réflexion de plusieurs mouvements lillois va être proposé dès la rentrée pour ces équipes.
Ce qui ressort de cette rencontre, c’est l’importance de travailler et de réfléchir en intelligence collective, c’est-à-dire non seulement pour, mais surtout avec… “Seul, on va plus vite, ensemble on va plus loin.”

 

Françoise Quételart,
accompagnatrice de la fédération de Lille,
membre de l’équipe nationale d’aumônerie diversifiée

 

Retrouvez ici l'article de la revue "Le Courrier" n°212