Territoire du Bas Rhin : Vivre avec l'autre différent — Action catholique des milieux indépendants (ACI)

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Territoire du Bas Rhin : Vivre avec l'autre différent

Le territoire organise une agora ouverte à tous

Vivre avec l'autre différent

 

dans notre travail, dans notre famille, dans nos quartiers ou nos loisirs…

 

En mars, à Nîmes a eu lieu le Conseil National. Le fil rouge en était « être apôtres aujourd’hui ». Le comité nous a rendu compte de sa visite au Pape François, visite effectuée en présence du Père Fonlupt, archevêque d’Avignon, qui accompagne les mouvements d’Eglise en France. Tous les membres ont témoigné de la chaleur de l’accueil à Rome. François a insisté sur l’importance de l’Action Catholique. « Il nous a encouragé à faire preuve de synodalité, à marcher ensemble laïcs et prêtres afin de mieux témoigner de notre Foi. » « A l’image de St Paul qui allait voir les communautés nouvelles puis revenait pour en rendre compte auprès de ses frères, nous avons à aller vers les autres et à partager ensuite ce que nous avons reçu de leur part. Nous avons à développer une écoute profonde jusqu’à nous laisser transformer. A travers l’écoute des autres, nous pouvons écouter ce que l’Esprit a à nous dire. Le chemin que nous allons vivre ensemble est un chemin de synodalité qui nous dépasse ». Plus concrètement, la question principale de ce Conseil a été « comment être à l’écoute des autres, de ceux qui ne sont pas en ACI ? » Sophie Rovay-Lambert, sociologue, a dressé un tableau de l’évolution des milieux de vie.

Puis elle nous a parlé des institutions, en insistant sur la nécessité de rester « souple » : « si une institution ne répond plus aux objectifs, si elle devient trop rigide, de petits groupes vont se former ».

Il nous faut donc nous demander sans cesse quels objectifs nous voulons atteindre, être à l’écoute, regarder pour nous adapter à la réalité. 

Être à l’écoute, c’est ce que nous avons essayé de faire le 1° avril lors de l’Agora organisée à Schiltigheim.

Nous étions 40 dont 10 invités pour écouter 5 personnes qui ont témoigné de ce qu’elles avaient vécu avec des personnes différentes, insistant sur ce qui avait changé pour elles :

  • Elisabeth, bénévole dans un papothèque qui accueillait des femmes étrangères
  • Sylvain, au travail dans une multinationale, avec des personnes de culture et de sensibilité différentes,
  • Tannaz, réfugiée iranienne , arrivée en France avec son mari il y a 4 ans
  • Lionel, chef d’entreprise qui a embauché un réfugié irakien
  • Chantal, professeur dans une classe de UPE2A, elle-même ayant vécu en milieu différent par son mariage avec un grec.

Tous ont parlé de la richesse des moments vécus, mais sans faire fi des difficultés.

 

Pour chacun, un chemin de fécondité a été ouvert, grâce à ces rencontres. « Intégration ne veut pas dire assimilation : il est important que chacun garde ses racines ». « Si on ne sort pas de sa bulle, on peut avoir l’impression que tout va bien », « rencontrer l’autre, c’est une invitation à aller contre les jugements tout faits, à changer notre regard ». Un temps de partage en petits groupes nous a permis de faire nôtres les découvertes des uns et des autres.

Mots-clés associés : ,
Navigation