Territoire du Haut Rhin: Retour sur un week end découverte et de ressourcement
Chers amis,
Les 1 et 2 février derniers, au Couvent St Marc, lors du W.E. de l’ACI Alsace, nous avons été plus de 40 personnes à partager et à témoigner de notre manière de vivre notre mission de témoin et d’acteur, au cœur de nos actions, nos initiatives, nos choix, nos risques parfois, pour faire vivre le présent et à l’avenir de notre « Maison Commune ».
Notre accueil et notre partage des réalisations, des avancées et la découverte des enjeux pour nous-mêmes, au cœur de notre foi, pour la société et pour l’Eglise, nous ont permis de toucher du doigt la présence de l’Esprit au cœur de nos existences.
Nul doute que malgré les circonstances qui bousculent nos vies et nos projets, comme nous l’avons dit très fort lors de la célébration du 2 février, nous continuons à créer, à innover à inventer pour que grandisse et vive notre « Maison Commune »
En communion de pensée et de prière.
Pour l’équipe fédérale Jean-Marie Meyer, aumônier ACI du Haut-Rhin
Demain se construit aujourd’hui…de nos biens propres au bien commun. Tous invités à habiter la « Maison Commune » en apportant notre part à son présent et à son avenir dans l’esprit de « Laudato Si’ ». C’est tout l’esprit du « PHANS » Projet Humanitaire Afrique Nord Sud.
L'ONG PHANS - Projet Humanitaire Afrique Nord Sud
Créé en 1999, le Phans est une ONG (organisation non gouvernementale) médicale. Son cofondateur, le Dr Vincent Stoffel, compte sur le soutien de ses quelque 600 adhérents et des institutionnels privés qui fournissent du matériel lorsque c’est nécessaire, comme les prothèses et les orthèses pour le centre de rééducation fonctionnelle d’Abomey-Calavi, au nord-ouest de Cotonou. C’est là, en avril 2017, que le Phans (Projet humanitaire Nord-Sud) a ouvert la première unité d’ergothérapie du Bénin.
Des chaussures orthopédiques pour éviter l’amputation
Le médecin, par ailleurs médecin-chef du pôle Centre-Alsace de l’Ugecam, a été frappé lors de ses derniers séjours au Bénin par la progression des maladies métaboliques. Et notamment par ces jeunes hommes de 35-40 ans souffrant déjà de diabète, hypertension, obésité… « Dans ce centre d’Abomey-Calavi, on compte environ trente patients amputés et appareillés par des prothèses. La moitié d’entre eux a eu un accident de la voie publique, l’autre moitié a été soignée pour un diabète. » Le but est de proposer à ces patients, souffrant de plaies chroniques à cause de la maladie, des chaussures orthopédiques évitant l’amputation. Une consultation du pied diabétique a été mise en place de même qu’un atelier de podo-orthèse.
Actuellement, le PHANS accueille en Alsace sœur Milène Akpodji, une jeune religieuse béninoise, sœur oblate catéchiste petite servante des pauvres (OCPSP) et titulaire du baccalauréat. Elle est en France depuis le 28 septembre et a débuté une formation d’un an dans l’entreprise colmarienne de Serge Mathis, podo-orthésiste. Figure au programme pour elle la définition de l’appareillage, les prises de mesure et l’essayage, la fabrication des appareillages, le suivi… Elle est hébergée par une bénévole à Wettolsheim. « Grâce à sœur Milène, nous sommes en train de combler le chaînon manquant », souligne le Dr Stoffel. Le partenariat est prévu sur le long terme avec, si besoin, une formation continue au Bénin (le développement d’antennes par la suite) et la formation d’autres personnes en France.
À l’Hosat (hôpital ophtalmologique Saint-André de Tinré), au nord de Parakou, le Phans a vu aboutir cette année ses projets pour l’ophtalmologie, et notamment une unité d’allergologie. Cet été, Vincent Stoffel et Patrick Mortas, trésorier adjoint, ont emporté sur place deux tonomètres à flux d’air et un rétinographe non mydriatique. Des formations ont été proposées aux professionnels. Un exemple parmi d’autres : des actions protéiformes, des microprojets, menés par le Phans.
Susciter des vocations
Régulièrement, le PHANS organise des concerts de soutien, pas seulement pour financer les actions en cours et à venir. Le Phans a besoin de médecins volontaires pour s’impliquer dans l’organisation des missions. « Nous voulons susciter des vocations. » Chaque année, une vingtaine de professionnels de santé, des médecins, des infirmières, ergothérapeutes ou kinésithérapeutes effectuent des missions dans ce pays d’Afrique de l’ouest. L’activité se poursuit sur les « sites historiques » du Phans : à Fô- Bouré avec son dispensaire de brousse et son centre de renutrition infantojuvénile des sœurs oblates catéchistes petites servantes des pauvres, ou à Boko, au nord de Parakou, avec son hôpital diocésain de 100 lits.
En petits groupes nous avons témoigné, à notre tour, de nos propres initiatives, de nos engagements personnels, associatifs, … de nos choix quotidiens, et de tout ce que nous réalisons déjà dans la société et en Eglise pour la sauvegarde et le développement de notre « Maison Commune ».
Voici le fruit de nos échanges et de nos partages:
- Aide à une équipe de candidats à la mairie
- Organiser des rencontres pour que les personnes… se rencontrent
- Engagé à donner des cours d’alphabétisation pour des jeunes et leurs parents réfugiés
- Dire bonjour aux personnes de l’immeuble
- Etre attentif au bien commun
- Rendre visite aux personnes âgées
- PRIER
- Bravo pour l’engagement de Patrick et de Serge (resp Association PHANS)
- L’attention et l’écoute c’est très important pour améliorer la vie des autres
- Prendre du temps pour faire attention à l’autre
- L’humilité
- Je suis facilitatrice pour l’accès à la formation et l’emploi
- Mettre l’humain au cœur de toute action
- Travailler dans l’intergénérationnel = richesse pour avancer ensemble
- Ecouter sans juger
- Aimer avec respect
- Engagement associatif de quartier
- Engagement dans une mission locale pour accompagner vers l’emploi
- Rendre visite à des malades
- Engagement dans un chantier d’insertion fonctionnant dans la récupération de vêtements
- Maisons de retraites : essayer de répondre aux besoins spirituels des personnes
- Engagement à la Conférence St Vincent de Paul pour distribuer des colis alimentaires aux plus démunis tous les quinze jours, les mardis matins, à la Salle Paroissiale de Cronenbourg (St Florent)
- Un professionnel de santé, membre du Conseil d’Administration d’une association de réinsertion professionnelle auprès de personnes en grande difficulté a créé un atelier « santé ». Les deux premières séances ont porté sur l’alimentation (un des 14 besoins fondamentaux selon Virginia Anderson). Elle définit le besoin comme étant une nécessité vitale, permettant ainsi de différencier l’essentiel et le superflu. Le travail a été réalisé à partir d’une liste de courses établie par chacun des douze membres de l’atelier. La pédagogie utilisée était la méthode inductive. A partir des informations recueillies et des échanges, certains participants ont modifié leurs habitudes alimentaires et réalisé des économies. Il y a eu aussi une prise de conscience du pouvoir du consommateur.
- Bénévole aux restaurants du cœur depuis 10 ans. Sollicitée par une amie qui y était déjà. L’objectif est de partager mes compétences avec d’autres, de rencontrer d’autres personnes et de répondre à ce que le Christ nous demande : « Aimez-vous les uns et les autres ». Ce n’est pas facile, mais c’est un lieu où je peux essayer de bien faire.
- Dans notre région, auprès des malades du cœur dans l’association « Alsace-Cardio » qui prend en charge des patients qui viennent d’être opérés et qui ont besoin de soutien psychologique ou autres (démarches administratives, médecin, etc.)
- En 2010, suite à un arrêt cardiaque de 25 minutes, une hospitalisation de 4 mois, un coma, j’ai eu besoin d’aide au niveau psychologique et je l’ai trouvée auprès de cette association. A mon tour, j’aide beaucoup de personnes qui sont dans des situations semblables.
- Ma motivation profonde : aider les gens qui souffrent psychologiquement suite à des problèmes de santé.
- Dans ma jeunesse, je faisais partie de l’Entr’Aide par les jeunes et je débitais du bois pour les personnes nécessiteuses. Maintenant je fais partie de l’association « Alsace-Cardio ». Je m’occupe des sorties pour les personnes qui ont des problèmes cardiaques. Ma motivation, je la trouve en voyant que je peux faire plaisir à des personnes et cela me suffit largement.
- Contributions dans le domaine humanitaire en Afrique dans une ONG. - Sensibilisation à l’écologique et à un comité d’éthique.
- Raisons de mon engagement : l’altruisme, le respect du vivant. Suite à la rencontre et à la sollicitation d’un ami médecin.
- Pour l’écologie, sensibilisation par mon fils ingénieur agronome.
- Engagement professionnel volontaire au sein de l’entreprise pharmaceutique du bien-être animal.
- Motivation : l’amour de la création et de son respect.
- Mots-clés utilisés par tous les participants du groupe : être convaincu
- aider, tenir la main,
- sauver, donner la chance de … à quelqu’un qui est faible
- observer REGARD - écouter COMMUNIQUER - rassurer des collègues, des personnes en détresse, donner espoir - bénévolat DONNER DU TEMPS - ré-équilibrer
- on m’a cherchée IL FAUT OSER !
- Contre l’injustice - solidarité - contre l’humiliation - son prochain - faire du liant (musique)
Facteurs pouvant favoriser l’engagement :
- L’éducation nous conditionne
- Les modèles que nous prenons
- Nos racines
- L’exemple que je donne = incitation à l’imitation ou le rejet
Retrouvez l'ensemble des échanges et des reflexions en cliquant sur le lien suivant : Week end découverte à Gueberschwihr